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Le lavoir

Le lavoir : fontaine de Chonas l'Amballan au fil du temps.

Historique

La date de construction est connue : 11 avril 1889.

Cependant la première trace historique retrouvée est celle d’une délibération du Conseil Municipal, le 7 juillet 1931, envisageant la couverture de la fontaine- lavoir communale :

« Monsieur le Maire (Ennemond JURY) expose à l’assemblée la nécessité qu’il y aurait à faire couvrir la fontaine-lavoir communale se trouvant sur la place du village et, qu’à cet effet, il a fait dresser un projet complet. Il invite le Conseil Municipal à délibérer sur cet objet.

Le Conseil considérant que ce projet, réclamé non seulement par la population du village, mais aussi par celle des hameaux environnants qui n’ont pas d’autre lavoir, est d’une utilité incontestable,

Que les dépenses prévues s’élèvent à la somme de 5 830 francs,

Mais que les finances communales ne permettent pas d’entreprendre ces travaux si une subvention n’est pas accordée »

Adresse le 8 août 1931 au Préfet de l’Isère, une demande de subvention, la plus large possible, sur les fonds du produit des jeux, ou sur les fonds des amendes des polices correctionnelles

 

Les campagnes de restauration 

2000 : Réfection de la toiture

Réalisation d’une fresque décorative.

Extrait de Souvenirs de CHONARINS

Avant l’installation du réseau d’eau courante au centre du village en 1952, la fontaine et le lavoir avaient une place essentielle dans la vie quotidienne des habitants. On venait y chercher l’eau potable, on venait pour y rincer son linge et chacun avait son jour et son emplacement.

C’était un endroit privilégié pour échanger les nouvelles, bonnes ou mauvaises, pour papoter ou blaguer. Même l’hiver, avec une brouette, on apportait son linge dans une lessiveuse ou un baquet en bois ; on avait au préalable fait bouillir le linge avec des cristaux ou de la cendre de bois (le blanc d’abord et la couleur ensuite). Il fallait alors du courage pour rincer dans une eau souvent glaciale et il fallait de l’endurance physique surtout pour manipuler les draps

Le lavoir servait et sert encore pour l’alambic qui restait quelques semaines au village. Il servait aussi à laver les tonneaux ou à les faire gonfler pour les rendre étanches ; on y mettait également tremper les osiers en bottes pour les rendre plus souples avant de les travailler pour en faire des paniers.

Il servait d’abreuvoir pour les vaches de la ferme du château et pour les brebis qui buvaient dans le petit bassin où se déverse l’eau de la fontaine.

Avant l’existence des frigidaires, la fraîcheur de l’eau était très appréciée par le patron du café qui venait chercher l’eau dans un grand pot pour l’apéritif de ses clients, le dimanche.

On raconte même qu’au cours d’une vogue, il y eut une bagarre et que l’un des combattants fut jeté dans le lavoir pour lui calmer les nerfs !… Ce qui tend à démontrer les vertus thérapeutiques de l’eau de la fontaine

Le lavoir n’a pas toujours été couvert ; la toiture actuelle date des années 30 . De part et d’autre, il y avait deux platanes qui devaient être appréciés par les laveuses en été

La fontaine a toujours fait preuve de générosité : que ce soit lors du rude hiver de 1956 ou lors de la sécheresse de 1976 (ou lors de la canicule en 2003), elle n’a jamais cessé de couler.

 

La fresque 

La fresque a été réalisée par un groupe de 12 élèves du lycée Jeanne d’Arc (Péage de Roussillon)

Le projet a commencé par une étude de tableaux de Millet, qui inspira de nombreux peintres dont Van Gogh. Des représentations de la campagne et de la vie paysanne ont été choisis pour ce lieu de tradition en plein cœur du village. Puis les élèves ont procédé à une recomposition, jouant sur les formes et les couleurs : travail en aplats, suppression des reliefs. Le fonds est une composition décorative, traitée à la manière d’un puzzle. Les teintes choisies pour le ciel évoquent un soleil couchant.

On reconnaît de gauche à droite : la sieste de Millet, le batteur de blé de Van Gofh, les glaneuses puis l’angélus de Millet, le moissonneur à la faux et la faneuse de Van Gogh.

Heureux résultat : la rencontre entre le monde rural de Millet, celui de Van Gogh et le notre interprété de façon contemporaine, avec une riche sensibilité chromatique et plus de gaieté.