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Inauguration de l'espace naturel sensible situé sur la foret alluviale de Gerbey

C’est l’aboutissement d’un projet qui a vu le jour le 27 décembre 2002 .

Cette date a en effet été le point de départ d’une grande aventure, avec un très grand nombre d’acteurs, qui tous ont apporté leur contribution à un projet largement concerté.

Ce projet est d’abord marqué par une complexité qui a revêtu plusieurs formes : complexité technique, complexité scientifique, complexité financière et surtout complexité humaine, cette dernière étant liée au grand nombre de partenaires impliqués dans ce projet.

Quelques chiffres : 26 personnes représentant divers groupes ont participé à 5 comités de pilotage et à 2 comités de site 21 personnes ont participé à 14 comités techniques 57 personnes ont été rencontrées par ces comités soit un total de 105 personnes pour un quarantaine de réunions Ces réunions ont abouti à l’élaboration d’un plan de gestion sur 5 ans regroupant pas moins de 45 actions à mettre en place dont une trentaine annuellement. Partenaires du projet : La Commune de Chonas l’Amballan, le Conseil Général de l’Isère, la CAPV ( Communauté d’Agglomération du pays Viennois), la CNR, l’Ile du Beurre, La chambre d’Agriculture, la DDAF(Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt), les représentants des agriculteurs de la plaine de Gerbey, la Fédération de chasse, les représentants des associations locales de chasse, la Fédération de la pêche et les représentants des associations locales de pêche, l’ARDEN, Gère Vivante, le Refuge de Gerbey.

Toutes ces personnes ont contribué à un projet valorisant pour Chonas qui affirme dans ce vaste espace son identité paysagère et sa qualité environnementale. Il est important de souligner cet aspect des choses : la forêt alluviale est située dans un site au sud de Vienne, voué au développement des loisirs : base de loisirs de Condrieu les Roches, port des Roches : à chacun de choisir ce qui lui convient, dans le respect de chacun de ces lieux.

Le volet éducatif est l’élément fort de ce projet. De nos jours c’est presque un cliché de constater des comportements incivils, irrespectueux et parfois destructeurs de son propre environnement. Les dégradations des milieux se font de plus en plus nombreuses et surtout de manière insidieuse : au premier coup d’œil ça ne se voit pas, on s’en aperçoit à la longue. Or, il est plus facile de conserver que de restaurer. Et comment préserver mieux qu’en apprenant à voir, à écouter, à comprendre, proposer des visites encadrées, améliorer l’information, expliquer pourquoi, par exemple, on va limiter l’accès à la forêt alluviale… Les enseignantes de l’école de Chonas l’Amballan ont établi un projet d’école sur 3 ans consacré au développement durable. L’Espace Naturel Sensible de Gerbey pourra offrir aux écoliers une matière réelle, visible, une illustration vivante. Des contacts ont été pris avec la directrice de l’école Mme Marie Gerin, et, on peut penser que sur 3 ans, 200 élèves environ auront abordé, à des niveaux d’apprentissage différents, l’interprétation du milieu ; 180 familles auront ainsi été sensibilisées par l’intermédiaire de leurs enfants : c’est le 1/3 de la population de notre commune. Une goutte d’eau ? diront certains esprits… Oui sans doute, mais essentielle, face à l’autre terme de l’alternative, qui serait de ne rien tenter.

Cette réflexion sur l’éducation ne saurait se terminer sans souligner le travail de toute l’équipe de l’île du Beurre, qui en tant que maître d’œuvre a assuré et continuera à assurer une présence constante. Sa pépinière de jeunes spécialistes, qu’ils s’appellent Audrey, Raphaël, Marc, Anne, Justine, Marion et bien d’autres, sous la direction de Pascal de Montmorillon, a apporté au projet une note de fraîcheur et des tas d’idées nouvelles.

Une citation en forme de conclusion… Nous avons tous appris il y a longtemps cette pensée attribuée à Boileau : « chassez le naturel, il revient au galop » Cela se passait au 17ème siècle 2 siècles plus tard, Jules Renard , beaucoup plus contemporain et presque visionnaire, a répondu à cela en disant : « Il a chassé le naturel. Mais le naturel… n’est pas revenu.»